Découvrez les travaux publiés de François Kodji

Une contribution enrichissante
Cet ouvrage propose de dépasser les raccourcis pour interroger la conception même du corps. En Afrique, la corporéité n'est pas une propriété individuelle isolée ; elle s'enracine dans une dimension collective et communautaire fondatrice. C'est à travers ce prisme que s'articulent les liens complexes entre identité sexuelle, norme et pouvoir.
La réflexion s'appuie sur l'analyse de quatre romans contemporains majeurs de la littérature francophone : J'attends mon mari de Karim Deya, Chuchote pas trop de Frieda Ekotto, De purs hommes de Mohamed Mbougar Sarr et Si loin de ma vie de Monique Ilboudo. Elle décrypte les tensions entre la stigmatisation et l'affirmation de soi à partir de deux concepts novateurs, le corps-homosexuel et l'Anti-corps, qui permettent de saisir les logiques d'exclusion et de résistance à l'œuvre dans les imaginaires subsahariens.

Direction de publications
Les silences
Numéro spécial de Mouvances francophones (2026)
Direction : François Kodji Zra
26 contributions scientifiques explorant les multiples formes du silence dans les littératures, les arts, les cultures et les sociétés contemporaines.

Article Scientifique
Dans cet article, François Kodji Zra montre que, dans Celles qui attendent, Fatou Diome met en valeur l’animisme comme une manière de repenser les relations entre l’être humain, la communauté et la nature. Face aux effets de la modernité et de l’héritage colonial, le roman invite à revisiter certaines valeurs traditionnelles africaines sans pour autant rejeter le monde contemporain. L’animisme y apparaît comme une voie permettant de promouvoir la solidarité, le respect du vivant et un équilibre plus harmonieux entre les individus et leur environnement.
Article Scientifique
« Quand ne rien dire, c’est défaire : Autopsie du silence dans Chuchote pas trop de Frieda Ekotto » analyse la manière dont le silence fonctionne dans le roman, bien plus qu’une simple absence de parole. L’article montre que les personnages, confrontés aux tabous sociaux et aux normes imposées, recourent parfois au silence comme forme de résistance et d’affirmation de soi. À travers les non-dits, les gestes et le corps, ils expriment ce qui ne peut être dit ouvertement. Le silence devient ainsi un moyen de contester les rapports de pouvoir et de créer un espace de liberté et de transformation identitaire.